| Expérience - Témoignages | |
Interview Sabrina BlondelChargée de communication, documentaliste
Sabrina, peux-tu évoquer ton parcours universitaire ?J’ai fait mon DEUG à Lille1, avant ma Licence en Sociologie à Lille3 avec la mention documentation. Ensuite j’ai voulu passer le Capes, donc je suis allée à l’IUFM et j’ai raté le Capes à pas grand-chose. Ensuite, j’ai été contactée par une École d’Infirmières à Angoulême pour travailler chez eux en tant que documentaliste dans leur CDI. Comme j’avais du mal à digérer mon échec au Capes, je suis partie là-bas. Pour des raisons personnelles je suis revenue au bout d’un an avec un objectif de retravailler dans une École d’Infirmières, mais il n’y avait plus de places. Si tu voulais être documentaliste, pourquoi avoir choisi IDEMM ?Au départ je voulais choisir GIDE (Gestion de l’Information et de la Documentation en Entreprise), mais le problème c’est que je ne voulais pas partir en entreprise, j’avais envie de rester dans le domaine de l’enseignement supérieur. J’ai donc réalisé que IDEMM m’offrirait certaines compétences dont je pourrais me servir dans ce genre d’établissement, par exemple mettre en ligne un fonds documentaire. Pour cela il faut avoir des compétences multimédia. Comment as-tu trouvé ton stage et quelle a été ta mission ?Pour mon stage j’ai appelé mon futur recruteur à l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) de St-Omer, pour lui demander s’il ne voulait pas m’embaucher d’abord en tant que stagiaire au mois d’Avril. Je lui ai proposé de réaliser un site Internet pour leur École. Il a accepté, et j’ai rempli ma mission avec succès. Vous pouvez visiter le site à cette adresse http://ifsi.ch-stomer.fr/. À la fin de ton stage tu as été donc embauchée en tant que documentaliste ?Oui, en septembre je devais être embauchée en temps plein en tant que documentaliste à l’IFSI. En réalité le directeur de l’hôpital dont dépend l’école a apprécié mon travail et m’a proposé de mettre aussi mes compétences au service du Centre Hospitalier. On m’a donc proposé de travailler à cinquante pour cent en tant que documentaliste à l’École d’Infirmière, et à cinquante pour cent en tant que chargée de communication pour l’hôpital. Peux-tu nous parler de ton poste de chargée de communication ?En réalité je m’occupe du secteur de la documentation, de la communication et je suis également le webmaster de l’hôpital. J’ai commençais par restructurer la gestion de la bibliothèque médicale, et je suis actuellement en train de développer l’Intranet de l’établissement dont je serai la rédactrice. Pour m’aider dans ce travail, je peux compter sur la collaboration de l’ensemble des cadres administratifs et des cadres de santé de l’établissement. Comment envisages-tu ton évolution de carrière ?Concrètement, je n’y ai pas vraiment réfléchi. Je suis très contente de mes deux postes finalement. J’adore le travail de documentaliste, c’est super dynamique et j’adore travailler avec les étudiants. De l’autre côté, au travail au centre hospitalier c’est très varié, notamment en ce qui concerne la communication interne et de tout ce qui est documentaire. Qu’est-ce IDEMM t’a apporté par rapport à ton travail ?Si je n’avais pas fait IDEMM, je n’aurais pas pu avoir ce poste. C’est en grande partie grâce au site que l’on m’a proposé ce travail. Aujourd’hui mes directeurs me font toute confiance, ce qui rend mon travail très agréable. Quelle est la place de l’autoformation et la veille dans ton travail ?Pour moi c’est plus de l’apprentissage que du perfectionnement. Je suis devenue très curieuse et je suis sans cesse en train de vouloir apprendre. S’il y a des détails, des mots, des fonctions que je ne connais pas et qui m’intéressent, je fais des recherches, puis je m’entraîne à refaire le code. Je me tiens au courant des actualités quand cela me concerne et peut m’apporter quelque chose. J’ai aussi remarqué qu’on était finalement nombreux dans cette situation et qu’il était peut-être intéressant de créer un réseau d’entraide dans le domaine du développement propre à ce secteur très particulier de la santé. J’ai donc pris contact avec d’autres webmasters de centres hospitaliers et nous sommes actuellement en train de monter l’Association Nationale des Webmasters Hospitaliers. Quelques conseils à nous donner ?Il ne faut pas avoir peur de ne pas réussir dans la mission, le stage est super formateur. C’est pendant le stage que l’on apprend le plus de choses. Soyez honnête avec le recruteur. Et il faut surtout se dire qu’il y a un réel enjeu, car après le stage vous avez de fortes chances de vous faire embaucher ou vous faire conseiller à d’autres entreprises. Ne négligez pas votre stage.
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