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Interview Renaud JolyChef de projet référencement chez Altima
Peux-tu évoquer ton parcours universitaire et ce qui t'a mené au DESS SID (Sciences de l’Information et du Document) en 1999 ?J’ai fait une formation généraliste en économie, jusqu’au niveau de la maîtrise, puis j’ai souhaité me spécialiser dans le Web et la gestion de l'information, avant tout par intérêt pour le Web. Mais l’état du Web à ce moment-là, vers 1998, n’était pas très avancé donc je n’avais aucune connaissance technique. Je surfais un peu c’est tout. À l’époque d’ailleurs on a tous commencé sans trop s’y connaître. Le DESS SID de l’époque avait le contenu qui m'intéressait : il abordait la gestion de projet, les bases techniques, la question de l’organisation de l'information. Quel stage as-tu fait à l'époque et comment l’as-tu trouvé ?Je l’ai fait dans une agence qui faisait du marketing direct, du « print ». Je l’ai trouvé par une liste de diffusion sur le Web marketing : je suis intervenu plusieurs fois sur la liste et j'ai répondu à une annonce qui y passait. Tu étais donc dans le secteur du marketing. Dans quelle mesure tes connaissances en économie t’ont aidé ?C'était utile pour comprendre le positionnement ou la stratégie d'un client. En économie, j'avais fait pas mal de statistiques, du droit aussi. Bref, j’avais une bonne "boîte à outil". Mais ma première véritable expérience professionnelle en marketing a été chez Fenomen / Snarx à Paris, qui était l’une des premières boîtes à réaliser des prestations de référencement. J’ai commencé à y travailler après mon stage. J’avais une proposition de la boîte où j’ai fait mon stage et une autre de cette société qui montait alors une prestation de référencement. J’ai pris celle-là. Là-bas, j’ai pu travailler avec des agences parisiennes : BDDP, Tequila, Ogilvy interactive. J’étais tout de suite travaillé sur des dossiers pointus et cela m’a formé. Comment en es-tu venu à travailler chez Altima ?Je suis resté presque trois ans chez Fenomen / Snarx. Ça s'est terminé par un dépôt de bilan après l'éclatement de la bulle. Je suis alors revenu dans le nord, sur Douai, pour faire du référencement, puis sur Lille/ Roubaix où je suis actuellement, à Altima, l’agence Web leader en province et la meilleure expertise en référencement naturel. Peux-tu évoquer ton métier de référenceur et tes compétences en tant que telles ?Mon travail vise à positionner les sites Internet dans les résultats des moteurs de recherche en fonction des mots clés recherchés par les internautes et en rapport avec le contenu de chaque site. Il faut distinguer le référencement organique ou naturel, pour lequel les résultats sont obtenus en fonction de critères techniques, éditoriaux et extérieurs, du référencement publicitaire pour lequel les positions sont obtenues par enchères pour l'achat de mots clés. En quoi consiste la veille dans ton métier : suivre le positionnement des sites ?Lorsque je parle de veille je ne parle pas du contrôle des positions client, on a un Extranet qui s’en charge très bien. Et puis maintenant on prête beaucoup plus d’attention à l'audience et aux ventes qu’au simple positionnement. Mais Altima est spécialisé dans le e-commerce, cela joue aussi. Justement, comment vois-tu l'avenir du référencement et quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui seraient intéressés par ce métier ?En ce qui concerne l'avenir du référencement, il faut savoir qu’on va référencer différemment des contenus différents : vidéos, widgets, pages web, catalogues produit, flux RSS, sites web, articles (dans un fuzz par ex), etc. Il y aura donc des contenus éclatés avec des méthodes d'indexation et de positionnement différentes. Au final, on ne fait parfois plus venir l'internaute sur le site, on exporte un contenu vu et référencé sur un outil. Peux-tu parler de ton salaire ?La rémunération dépend de la taille de l'agence et de l'expérience du chef de projet, avec une partie variable en fonction du portefeuille de clients dont on s'occupe. À mon avis, il faut commencer par se faire de l'expérience ce qui n'est pas évident aujourd’hui. Beaucoup d'agences ou de petits prestataires spécialisés font du référencement en amateur. Il faut faire attention en choisissant. |
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